Soucieux de réduire leur impact énergétique, Google, IBM, HP, rivalisent de projets visant à diminuer la consommation électrique de leurs centres serveurs (Data Centers). Un rapport de l'administration américaine souligne en effet l'urgence à multiplier les économies.
Le coût d'exploitation des serveurs (consommation électrique, climatisation ...) ayant augmenté de manière exponentielle ces dix dernières années jusqu'à en représenter la moitié, les grands groupes informatiques ont pris une série d'initiatives pour y remédier.
Le consortium Green Grid
Tout d'abord en se réunissant au sein d'un consortium baptisé Green Grid autour duquel ils partagent les différentes méthodes afin de réduire sensiblement ces dépenses d'énergie et donc d'argent.
Le PUE
Green Grid a aussi servi à l'élaboration d'un indicateur d'efficacité énergétique, le "Power Usage Effectiveness" (PUE), traduisant le rappport entre l'énergie consommée et celle réellement utilisée par les ordinateurs.
Green Grid se fixe 1,6 PUE comme objectif pour 2009, mais SUN a déjà atteint 1,23 PUE dans son Data Center de Santa Clara. De son côté, Hitachi Data System pratique le principe du surbooking pour optimiser le taux d'occupation de certains disques durs et éteindre ceux qui ne sont plus utilisés. De quoi générer 40% d'économie d'énergie.
Limiter la climatisation
Le refroidissement des machines est le troisième poste le plus énergivore. Alors, plutôt que de climatiser la salle, les spécialistes tels que Lieber ou APC ne climatisent que les racks et éjectent l'air chaud en dehors du bâtiment. Chez IBM on va même jusqu'à remplacer l'air par de l'eau, et modéliser les propriétés thermodynamiques de la salle pour optimiser l'emplacement des racks.
La virtualisation
Enfin, des logiciels de virtualisation tels que ceux de l'éditeur VMWARE permettent d'optimiser le taux d'utilisation des machines, en déplaçant automatiquement des serveurs virtuels vers des serveurs physiques, pour permettre d'éteindre certaines machines.
Au total, "l'ensemble de ces techniques réduit de 40 % la consommation énergétique d'un Data Center", conclut Nicolas Sekkaki, Directeur Général IBM Global Technology Services France.